En 2025, le Burkina Faso a enregistré une baisse historique des cas et des décès liés au paludisme. Une baisse tendancielle reflétant l’engagement politique au plus haut niveau ainsi que l’adhésion des populations à la dynamique d’assainissement en cours à l’échelle du pays, selon le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, qui s’est exprimé devant la presse le vendredi 20 février 2026.
Selon le ministre, le nombre de cas de paludisme est passé de 10 805 000 en 2024 à 7 329 000 cas en 2025, soit une baisse de 32%. Chez les enfants de moins de 5 ans, la réduction s’établit à plus de 1 900 000 cas, soit environ 38%. Le nombre de décès liés au paludisme est passé de 3 523 cas en 2024 à 1 900 cas en 2025, soit une baisse de 48%. Chez les enfants de moins de 5 ans, le ministre Kargougou a souligné une réduction de 893 décès enregistrés en 2025.
Pour lui, ces résultats sans précédent traduisent l’impact du leadership national des plus hautes autorités, le renforcement de la gouvernance dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Au delà , c’est un impact économique fort, a-t-il noté.
« C’est un peu plus de 15 milliards de francs CFA qui ont été économisés par des Burkinabè parce qu’ils ne sont pas tombés malades de paludisme et cette somme représente le coût direct lié à la prise en charge des cas évités en termes, par exemple, de frais de consultations à payer, d’examens à faire, de médicaments à payer », a-t-il affirmé.
Parmi les mesures qui ont également contribué à l’atteinte de ces résultats, on peut entre autres citer l’introduction du vaccin antipaludique (RTS,S) dans la vaccination de routine, avec un passage à l’échelle du vaccin R21 en août 2025; la prévention par la chimioprévention pour les enfants de 3 à 59 mois, et par la distribution des millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (MILDA).
Le ministre a salué les groupes d’experts, au nombre desquels le Pr Tinto, figure de proue de la lutte contre le paludisme, dont le travail a permis d’aboutir ces résultats. Il a enfin déclaré que le Burkina affiche désormais une ambition claire : l’élimination du paludisme à l’horizon 2030.
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