Nous avons interviewé des experts du football burkinabè et africain présents à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, dont Franck Aristide Gefa de la radio Ouagadougou FM au Burkina Faso. À l’instar de ses collègues, ses réponses offrent une analyse technique de la compétition et de l’ambiance autour des matchs, apportant ainsi des enseignements pour le développement du football africain.
ZTV- Qu’est-ce qui, selon vous, a fait la différence entre les équipes qui sont allées loin et celles qui ont déçu à cette CAN ?
FAG- D’abord, il y a la gestion du match, c’est-à-dire le temps, le stress et la pression, mais aussi, l’expérience et le statut de l’équipe qui ont permis d’atteindre ce niveau.
ZTV- Comment jugez-vous le niveau tactique et physique de la compétition ? Est-il comparable à celui d’autres grands tournois internationaux ?
FAG- Le niveau tactique est un peu limité mais le niveau physique est très dense et très relevé.
Le plus intéressant c’est que les équipes dites favorites ont assuré lors de la phase de groupes. Même si elles n’ont pas été pimpantes, l’essentiel, elles ont assuré leur qualification pour le second tour.
La CAN garde toujours son niveau sportif avec la qualité des équipes.
A l’exception de l’ambiance qui varie d’un pays à un autre mais aussi les stades qui sont quasiment vides à part les matches du Maroc où les stades sont pleins.
ZTV- Quels enseignements le football de notre pays peut-il tirer de cette CAN, aussi bien au niveau de la formation que de la gestion des équipes nationales ?
FAG- On peut en tirer beaucoup. Sur le plan organisationnel, sur le plan infrastructurel, le transport, l’hôtellerie et le tourisme, bref, tout.
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